un jour je realiserai mon reve : devenir pianiste

Je voulais vous raconter l’histoire d’une petite fille qui rêvait de jouer du piano. Une année, alors qu’elle était en vacance avec ces parents, les personnes qui leur louaient un petite maison en bord de mer avaient un piano. La petite fille était émerveillée par l’instrument, et ses touches noires et blanche. Elle voulait appuyer sur les touches, mais son père le lui a interdit de peur qu’elle ne casse le beau piano ancien.

Alors en rentrant, elle demande à avoir un piano. A chaque noël. Mais le père noël n’en avait plus en stock. Ou il estimait que sa moyenne n’était pas correcte. « Tu peux faire mieux en calcul »

A force d’insister, quelques années, son père lui acheta un orgue pour enfant. C’était déjà ça. Elle pris ses livres-disques avec les cantines, étudia la méthode pour comprendre les notes. Les chansons qu’elle connait bien, elle les retrouvait à l’oreille, les autres c’était un peu laborieux sans connaitre le temps des notes.

Sa grand-mère insista pour que le père de la petite fille lui paye des leçons de piano. Mais le père semblait le prendre bizarrement.

Des années plus tard, elle compris que la seule chose que son père aurait aimé faire dans la vie c’était être pianiste.

A l’internat où il était, il y avait un piano et lui aussi rêvait d’apprendre à jouer. Mais sa mère ne voulait pas. Pas d’argent. C’est trop cher. Mais c’était-elle seulement renseigné. Pas sûre.

Dans l’imaginaire, le piano c’est cher.

Elle aussi voulait jouer mais sa mère ne voulait pas.

Qui elle-même aurait aimé jouer, mais en 1900, orpheline…

Alors de génération en génération, on interdit d’apprendre à jouer du piano, prétextant que c’est trop cher. Et puis il y a un violon. La grand mère de la petite fille joue du violon, mais elle ne l’entendra jamais jouer de cet instrument. La grand-mère força son fils à apprendre le violon, mais ce n’était pas son instrument. Lui, il voulait jouer du piano. « On a un violon, alors tu joueras du violon »

Finalement la petite fille grandit et son père lui dit : ok, je te paye un an de cours de piano et si tu réussie, je t’achète un piano.

La petite fille commença les cours, réussit l’année, mais le piano n’arriva pas. « On verra à la rentrée prochaine ». La rentrée arriva, elle s’inscrit en 2e année. Mais son père lui dit la même chose: « réussit ta 2e année et alors je t’achèterai un piano ».

Au bout de quelques leçons le travail se durcit, apprentissage du touché piano et des modulations, la pédale, davantage d’octaves.

Elle dit à son père « l’orgue à deux octaves et demie ne me suffit plus « 

« Eh bien travaille ta main gauche et ta main droite séparées et au cours tu travailles les deux mains ensembles. ton prof t’a bien dit qu’il faut travailler les mains séparées.  »

« Oui, mais ça c’est assez simple ! Le plus difficile c’est de travailler les deux mains ensembles, d’apprendre l’indépendance des mains. De plus sur l’orgue, la note reste en continue sans avoir besoin d’appuyer. Je ne peux pas apprendre à travailler legato, forté, piano. J’arrive pas à m’entrainer correctement.

Et il n’y a pas de pédale »

Son père lui rétorque « plus tard, plus tard, plus tard. Réussit ton année… plus tard, plus tard, plus tard…. réussit ton année ….

Le prof s’énerve contre cette petite fille qui semble ne pas aimé le piano ou ne jamais travailler à la maison, mais elle n’ose pas dire qu’elle n’a pas de piano.

Alors le prof finis par deviner. « Tu as un piano chez toi ? »

« Non » dit elle tristement

« Alors je comprends mieux. Désolée mais cette année tu ne pourra pas passer l’examen de fin d’année. C’est pas possible. Reviens quand tu auras un piano »

Le coeur serré elle rentre chez elle.

Son père, tout fier, lui dit avec un grand sourire : »alors tu vas passer l’examen bientôt, tu es prête ?

« Je ne peux pas le passer, je n’ai pas pu travailler correctement »

Son père est à table, ce met à renifler, comme s’il retenait des larmes.

La petite fille le dévisage. Ou plutôt la jeune ados, car elle à 15 ans maintenant.

Sa mère lui dit, « tu auras un piano à la rentrée prochaine ».

La rentrée arriva, mais sans le piano.

Son père lui dit à nouveau; » inscrit toi et commence l’année, je vais te l’acheter dans le courant de l’année »

La petite fille démotivée ne s’inscrit pas. Elle n’eut plus jamais confiance en ses parents, ni en l’être humain.

Elle continua le collège, le lycée, tristement en voyant les autres filles progresser au piano, jouer des 4 mains.

Alors elle économisa un synthé pour reprendre, quelques années plus tard. Elle acheta la méthode jazz et commença toute seule à déchiffrer les rythmes.

Elle alla à Paris. S’inscrit à une école d’art dramatique, puis entama des études d’arts plastiques. Mais surtout, à 20 ans, en commençant à étudier le chinois mandarin parce que le cours de théâtre était dans le quartier chinois, elle fit aussi la connaissance d’étudiants et étudiantes qui maitrisaient le piano. Alors elle demanda aux uns et autres de l’accompagner pour s’acheter un piano. »Oui oui sans soucis, quand j’aurais le temps. » Mais le temps ne fut jamais acquis. La temps n’arriva jamais. Alors, elle alla seule au magasin qu’elle longeait touts les jours.

Personne ne voulait lui louer un piano car elle n’avait pas de revenue fixes. Mais la vendeuse lui proposa un contrat location-vente et lui fit confiance. Elle pris un crédit de 4 ans, en prenant la location-vente la moins onéreuse et le piano qui va avec. La vendeuse joua sur le piano. Le son lui plut. Le beau piano blanc qui finit par jaunir à cause d’un rideau orange et de la lune, arriva chez elle.

Bon trouver des cours de jazz maintenant.

« Bonjour, j’aimerais apprendre à jouer du jazz »

« Vous avez avez déjà fait 10 ans de classique ?

« Non »

« ah bah c’est pas possible, il faut d’abord faire 10 ans de classique » C’est impossible de jouer du jazz sans cette étape. »

Qu’à cela ne tienne, elle trouvera bien. Elle ne va pas perdre 10 ans de sa vie pour apprendre à jouer du jazz. Elle en parle autour d’elle. On lui dit « mais n’importe quoi, mon neveu fait les deux, il joue aussi bien du jazz que tu classique et il a 9 ans. »

Quelques mois passent, et une personne lui dit : » ah oui c’est vrai il faut que je trouve une après-midi pour t’accompagner au magasin de piano »

« oh je ne t’ai pas attendu tu sais. Au bout de 3 semaines, j’y suis allée toute seule »

Elle vint voir le piano. « Oh il est nulle ton piano »

« Bon si c’est pour critiquer, c’est pas la peine »

« Tu as acheté un piano scolaire, il n’a pas un bon son »

Un prof de piano lui dit le contraire. « Ah non au contraire, il est très doux. Pourquoi tu veux en changer. Même l’accordeur lui dit qu’il a un bon son. Evidemment ce n’est pas un Bösendorfer, ni un Steinway, mais le son est bon. Comparé à un Yamaha clinquant, le tiens est bien. Je déteste le Yamaha.

Des goûts et des couleurs dirait Kant. …. on ne saurait débattre, ne confondons pas le beau et l’agréable. Le son est beau, le son est agréable. Le jugement du goût est arbitraire. Il y a ce que tout le monde doit aimer, et ce qui reste libre. Le goût pure, le goût appliqué, les beautés libres, les beautés adhérentes.

Elle finit pas trouver un prof de jazz. Puis un autre prof de jazz qui lui permis de prendre son envol. Il lui transmis son savoir.

Avec le temps elle eut envie d’en savoir un peu plus sur le classique et fit une formation de piano classique avec deux autres profs.

Quand elle retrait chez son père, il n’y avait toujours pas de piano.

Un jour qu’il fit une très mauvaise chute, elle dut rester 5 mois avec lui. Elle lui dit, je ne peux pas répéter, sans piano. Il faut que j’en achète un.

« tu as le tien chez toi »

« oui mais à 800km »

« Ok, je t’offre un synthé parce que tu t’occupes de moi » mais pas plus de 500€ . Tu devrais trouver à 300€ non ? »

« Mais un piano, ne serait-ce que numérique serait mieux. Il y en a pour 1500€ »

« NON »

Son père dit non, mais pense oui. Comme d’habitude. Il faut franchir la barre et l’écueil. Forcer les choses, même si il grogne. Après il fait ses crises de tristesse. Mais elle n’osa pas imposer un piano. Il n’aurait pas aimé qu’elle dépense son argent. Déjà quand elle achetait des fruits et des légumes pour sortir des plats surgelés : » Non mais tu ne vas pas me payer le couvert, non. » sur une ton taiseux.

Elle trouva finalement un synthé avec touché piano. Un Yamaha. mais comme d’habitude il manqua une octave pour travailler Debussy.

Oui je sais, travaille tes mains séparées.

Son père veut apprendre, il lui demande des explications.

« c’est où le DO » ? J’aurai tant aimé savoir jouer. Mais ma mère me disait non à tout. »

Mais ça ne dure pas quand il joue, qu’il tente d’apprendre.

« Ca me fait mal au dos »

« Forcément on a un synthé sans le trépied. Sur la table, il est trop haut. Moi aussi ça me déglingue le dos de jouer comme ça »

Quand il l’écoute jouer, à chaque fois qu’elle vient lui rendre visite, il lui dit : » c’est ce qui me manque le plus quand tu pars, t’écouter jouer. Reviens vivre à la maison. Je te fais de la place pour que tu ramènes ton piano. Tu as une maison ici. Pourquoi tu as quitté la maison pour le bord de mer ? Ici aussi tu es chez toi.

Sa possessivité devient insupportable.  » Il n’y a pas la mer ici. J’aime naviguer. Je me sens bien que la-bas. » Cela est un choque pour son père qui fait une poussée de tension. « Pourquoi si loin? » Sa grand mère lui dit la même chose « Pourquoi si loin ? On a des fleuves ici ! Tu n’avais qu’à rester ici, et on resterai ensemble toujours ». Si tu veux vivre au bord de l’eau va auprès du fleuve ! »

Ah le schéma familial , difficile de s’en affranchir. A force de ces plaintes sa soeur la rejette. « Tu es sans enfants et célibataire , tu peux bien rester. Tu es la plus diplômée de la famille. Avec ton doctorat tu es forte, moi je suis seule avec mon conjoint et ma fille. A toi de gérer. »

Dans sa famille, ils ont tous du mal à quitter les parents. Il y en a toujours un qui reste à la maison à vie.

« Si cela ne tenait qu’à moi tu ne serais jamais partie et tu resterai toujours avec moi. » Lui dit son père un jour en colère. « Je ne veux plus voir ta mère, mais toi tu restes. « 

Puis il s’agace en la voyant jouer, « oh lala faut que tu croises les mains »

« oh lala mais tu va avoir les doigts déformés ! regarde ce pianiste à la télé, regarde ses mains et ses doigts tordu »

Puis, elle l’entend s’énerver dans la salon : » La seule que j’aurai aimé faire, je n’ai pas eu le droit ! « Et elle l’entend jeter quelque chose au sol pour calmer sa colère, son amertume, sa tristesse.

Pourquoi abandonner son rêve ?

Pourquoi est-ce si difficile de ne pas réaliser son rêve ?

Puis il est mort, sans avoir su jouer.

S’il vous plait, si vos enfants veulent jouer, ne leur interdisaient pas. Il y a toujours des solutions !

Ne leur interdisaient pas parce que vous n’avez pas réalisé votre rêve.

Ne les forcez pas non plus si ils veulent faire de la harpe.

Ne vous interdisez pas de jouer du piano, de réaliser votre rêve. Ne vous l’interdisez pas sous prétexte que peu-être ce n’était qu’un caprice d’enfant et qu’au bout de quelques leçons cela vous aurait peut être ennuyé. N’abandonnez pas. Ne vous mettez pas de baton dans les roues en trouvant cela compliqué d’acheter ou de louer un piano. En ayant peur de perdre de l’argent avec votre cerveau qui vous interdit de réaliser votre rêve. Et si au final ca ne me plait pas ? Et si au final ce rêve n’est qu’un mirage? Et si au final je ne suis pas douée. Alors je vais acheter le moins cher et le son le plus pourri, sur internet sans voir en vrai, parce que si ca ne me plait pas.

Là c’est vous qui vous empêchez de vous faire plaisir. Et qui cherchez des prétextes. Si vous avez la flemme avant de commencer.

Oui, jouer du piano, cela demande du temps, de la régularité, de la patience, contrer ses démotivations, cela demande des efforts, c’est parfois laborieux. Mais comme dit Antoine Hervé, on est sur un chemin, on avance.

Moi je dis que l’on fait des escales. Chaque partition est un voyage dans la langue du pianiste, du compositeur. Parfois il y a du vent, parfois pas. Parfois il faut rester longtemps sur une mesure avant d’attaquer la suivante. Puis on en réussit 5 d’un coup.

Mais quelle joie de savoir jouer ces deux mesures.

Ne mourrez pas sans réalisé votre rêve et vous vivrez plus longtemps, sans être aigrie.

Ne vous découragez pas.




installer la regularite chez l’enfant sans que cela devienne une obligation

Curieusement cette question très intéressante revient souvent.

Je dis curieusement, parce que je me dis que si l’on choisie d’apprendre à jouer du piano, on y va volontairement et que la question de l’obligation ne se pose pas.

Evidemment ce n’est pas comme au centre équestre. On y va une fois une par semaine et le reste on est tranquille.

Le piano demande un investissement plus intense, puisqu’il faut pratiquer, jouer, répéter, tous les jours. Et plus vous jouerez, plus vous progresserez.

Alors comment faire pour que l’enfant y trouve du goût et ne se retrouve pas face à l’instrument comme face à un plat de lentilles dont le jeune âge ne permet pas encore d’en apprécier le goût?

Y aller par petites touches. Le laissez improviser et sortir des clous, le laisser inventer.

Les pièces choisies par le prof lui font -elles plaisir? S’amuse-t-il en les jouant? oublions le mot travaille, qui renvoie à laborieux et ennuie.

Pour installer la régularité, il ne faut pas s’ennuyer en s’exerçant au piano.

Il vaut mieux jouer plus souvent et moins longtemps.

Mais peut-être n’a – t -on pas réalisé l’investissement que cet apprentissage demande. Peut-être le ou la prof demande des efforts trop intense, peut être que les exercices qu’elle ou il vous donne ne sont pas rigolo et sont laborieux…

Il est évident que si l’on vous impose de faire du piano tous les matins de 8h-9h, cela risque de ne plus être une source de joie de retrouver votre instrument.

Ne mettez pas la barre trop haut. Commencez un morceau qui lui plait et de son niveau. N’exigez pas de vous ou de l’enfant.

Souvent l’enfant aime la piano, mais il n’aime pas travailler. Petit conseil, oubliez le verbe travailler. Dites lui « va jouer du piano », « va t’exercer au piano », « va répéter ton morceau ».

Il vaut mieux jouer plus souvent mais moins longtemps et par fractions qu’un heure en continu. Et vous verrez qu’en procédant ainsi souvent l’on joue une heure de plus sans s’en rendre compte.

Il faut avoir envie d’y revenir tous les jours spontanément. Pour cela, il ne faut pas stresser son cerveau. Il ne joue pas sa vie.

N’hésitez pas à dire en commentaire pourquoi l’obligation s’est installé et comment vous y avez remédié. ce sera un échange très fructueux.



obligation or not obligation

J’ai quelques personnes qui me parlent toujours d’obligation. Ne pas être obliger de faire du piano. S’exercer tous les jours sans que cela devienne une obligation. Comment faire ?

Alors j’avoue que cela m’est un peu étranger car je n’ai jamais ressentie le fait de me mettre au piano comme une obligation. Je n’attends que ça. Et je ne me dis pas tous les jours de 18h -19h. Et quand j’étais petite, je n’attendais que la sonnerie de l’école pour rentrer jouer du piano et retrouver à l’oreille des musiques. Plus j’en apprenais, plus j’en découvrais, plus j’étais impressionnée et je voulais en savoir davantage. Maintenant il y a des moments plus laborieux, des passages plus difficile à apprendre. Qui peuvent démotiver un peu. Première chose, ne pas stresser son cerveau. Comme le dit Antoine Hervé, nous sommes sur un chemin sur lequel nous avançons peu importe quand nous arrivons et il n’y a d’ailleurs pas d’arrivée. On continu d’avancer.

Je dirais que l’on fait des escales, des étapes avec chaque morceau, chaque mesure. Une sorte de tour du monde de village en village, de ville en ville, de port en port.

Jouer lentement et par groupe de mesures. Faites des impros. Quand je commence à saturer, je joue autre chose. Un morceau que je maîtrise, une impro. Je vais boire un verre d’eau. Je fais des étirements.

Il ne s’agit pas de faire des heures de suites sans se faire plaisir. Cela ne sert à rien que de se fatiguer et après cela devient une obligation. Par petits morceau. On n’avale pas son verre d’eau d’un coup, on ne mange pas tous son plat d’un coup. On mâche bien et reprend un bouchée… Une maison ne se construit pas d’un coup. un déménagement ne se fait pas en une fois. Il faut tous mettre dans de cartons, tous descendre, tout déposer, tous ressortir un a un. Il y a beaucoup d’exemples. Mieux vaut jouer 15 minutes en s’amusant que 30 minutes en s’ennuyant.

Il y a des jours où l’on est moins motivé, c’est normal. Ces jours là, je joue autre chose, même si ce n’est pas trop recommandé. Car il faut savoir, que le cerveau a besoin de répétitions, mais il a aussi besoin de laisser poser la pâte pour qu’elle gonfle. Je veux dire par là, que laisser poser son cerveau lui permet de mettre tout en place. Et lorsqu’on le laisse se reposer, souvent tout est là par la suite.

Comment ne pas en faire une obligation, parce qu’effectivement si cela devient obligation, cela devient moins intéressant et plus laborieux. Et vous allez me dire, mais quand on débute comment faire ? On ne peut pas encore jouer autre chose.

Le morceau vous plait il vraiment ? Vous pouvez faire de petits exercices de rythmes. Ne jouer qu’avec les touches blanches ou seulement les touches noires. Vous êtes sûre alors que vos impros réussiront toujours. Ne jouez que la main gauche, puis la droite. Inventez autre chose, un exercice à partir d’un passage.

Mais si c’est vous qui avez choisi d’apprendre à jouer du piano, pourquoi cela devient -il d’un coup une obligation ? Est-ce le fait que cela n’est pas si facile que ça ? Les premiers pas ne sont pas toujours simple, mais il faut faire confiance à votre professeur. Et y aller pas à pas. N’avez vous pas calculer l’investissement ?

S’il s’agit d’un enfant, est-ce lui qui veut apprendre à jouer ou est ce vous qui souhaitez lui transmettre cette passion?

Il faut que ce soit un jeu. Moi je ne fais travailler que des morceaux joyeux, c’est très rarement nostalgique et mélancolique. En tout cas , à mon oreille cela sonne comme une réjouissance.

Il faut accrocher avec son prof, le moment doit être un moment de partage, de détente, on doit s’octroyer le droit de rire. Nous ne sommes pas à l’école. Je ne veux choquer personne, mais le piano à la chinoise, avec tous le respect que j’ai pour eux et leurs pianistes, me parait trop dure, trop stricte, trop sévère, même si on veut devenir concertiste.

Ne pas s’ennuyer seul au piano. Ne pas s’ennuyer tout court.

Aimer jouer du piano, aimer répéter.

Parfois l’enfant cherche une structure autoritaire. Il a besoin de jouer en groupe ou en duo. Il aime le piano mais le « travail » est pénible. Je pense qu’il faut voir au cas par cas. Qu’est-ce qui fait que cela devient obligation ? Comment l’éviter. Par le jeu. Et trouver un morceau adapté à son âge et qui lui plaise. Vous pouvez lui demander ce qu’il aimerait jouer, lui jouer quelques morceaux SIMPLES et il choisira. Parfois on aime un morceau mais à jouer cela devient vite laborieux. Ah zut c’est plus dure que ce que je pensais. Ah zut ce n’est pas si facile que ça. Ce n’est pas grave, on va en jouer un autre et on reviendra plus tard. Mais parfois, il n’y a pas le choix. il faut bien avancer et progresser. A son rythme. Ne pas mettre la barre trop haut. Ne pas se comparer avec sa voisine.

Eviter que l’ennui s’installe. Jouer avec lui, inventez des rythmes.

Le piano c’est son moment à lui. Le faire jouer en imaginant un escargot, ou Slasch dans  » zootopie. » Imaginer un kangourou pour le staccato. Des pattes de chats et de gazelles, un éléphant selon le poids à donner à son jeu. Imaginez, selon le morceau, le passage, est-ce que c’est lent, rapide, imagine de l’eau qui coule. Tous ces jeux vont transformer le piano en moment ludique.

IL y a différents jeux de cartes musicaux. J’avoue ne pas les connaître. A vous de faire vos choix et n’hésitez pas à partager vos impressions. Regardez aussi le méthode Dalcroze.

http://www.dalcroze.fr/crbst_3.html

Si le métronome devient obligation, il faut le transformer en pote qui tape dans les mains. Inventer des jeux avant de jouer le morceau en tapant dans les mains. J’aime bien ce site ci-dessous car l’on peut choisir la sonorité du métronome et cela change tout.

https://www.metronome-en-ligne.com/